Liens

Découvrir les villages de l'Alta Rocca entre mer et montagne

L'Alta Rocca est cernée des trois côtés par des montagnes : au nord par le Massif de Bavella, à l´Est par la Punta di u Diamante, Bocca d´Illarata et la Punta di a Vacca Morta et au sud par la massif de Cagna. Le nom de Alta Rocca signifie "haut rocher". L ´Alta Rocca est une région de collines, des forêts, de villages typiques et des sites préhistoriques intéressants. Nommée "la terre des seigneurs" au Moyen Age, la région est marquée par un passé tragique fait de vendetta et de résistance contre la puissance génoise.


La diversité des paysages qui composent cette région offre une flore et une faune d'une richesse exceptionnelle.
Avec 9 000 ans d'histoire, ce paradis de nature est un des lieux les plus anciennement peuplés de Corse. De nombreux sites archéologiques témoignent encore de la présence humaine. Les différents étages du relief ont accueilli un pastoralisme qui a forgé les caractères, la culture, l'artisanat, la gastronomie qui font aujourd'hui encore la richesse de l'Alta Rocca.

L'architecture reflète l'histoire de la région, entre maison de notables, habitat familial et simple bergerie. Les villages sont souvent nichés sur des promontoires et constitués de hautes maisons en granit serrées le long des rues pour mieux se protéger.
De nombreuses richesses patrimoniales ont été préservées qui témoignent encore de la vie de tous les jours : fontaine, four à pain, moulin, lavoir, églises, chapelles et couvents.

Ouverte aujourd'hui au développement touristique, l'Alta Rocca témoigne de son histoire et de la diversité de sa nature au travers de nombreux sentiers de randonnées. Riche de coutumes et de traditions, l'Alta Rocca a su se développer dans le respect de ses richesses ancestrales.

Quatorze communes

Le district de l'Alta Rocca a été créé en 1991 par la majorité des élus des cantons de Tallano-Scopamena et Levie. Aujourd'hui, ce sont quatorzes communes soucieuses de mettre en commun leurs compétences, qui ont fait le pari de s'unir pour mettre en avant et exploiter leurs atouts.
Source : OT de l'Alta Rocca

ALTAGENE : au bout de la route

Son territoire occupe les collines de la haute vallée du ruisseau de Piève, affluent du Rizzanese, et le massif montagneux du Sarradò culminant à 1033 mètres.

Composé de différents quartiers, Casanova, Foce, Manchianu, Parata, Piantuleddu, ce petit village en bout de route appartient historiquement à la Piève de Tallano. Paysage humanisé de vergers, d'oliviers, et de champs en terrasses avec jardins toujours bien entretenus.

La commune permet de sympathiques ballades : on peut emprunter le chemin quittant Altagène par le nord et se promener sur 3 km en direction de Serra di Scopamena pour profiter d'un intéressant panorama sur le village voisin de Zoza et sur le Rizzanese. Au nord-est, en hauteur, se trouve le quartier de Casanova au départ duquel on accède au plateau de Sarradò.

La paroisse San Pantaleone (patron des médecins) est fêtée le 27 juillet. Au sud-est de la Commune, le lieu-dit "Presa Tusia" est le site d'un village fondé au cinquième millénaire avant Jésus- Christ par une communauté agropastorale. On y observe la présence d'une allée mégalithique non couverte ainsi que celle d'un menhir.

 

CARBINI : une église célèbre

Carbini, qui occupe le haut bassin du Fiumicicoli, est composé d'un ensemble de collines assez verdoyantes dominées au Sud par la Punta di a Vacca Morta et son contrefort d'Accinto.

En arrivant par la route de Sotta, vous rencontrerez les hameaux récents de Foce d'Olmo, de Noci, puis d'Orone.

Au cours de son histoire, le village a beaucoup souffert : il fut entièrement rasé lors des incursions barbaresques et fut au coeur de la sanglante croisade contre les Giovannali, un mouvement religieux réprimé au XIVe siècle.

L'église pisane de Carbini comporte une nef unique, flanquée d'un campanile isolé au nord-est de l'abside.

Une seconde église de même style mais plus petite, dédiée à San Quilico existait à côté de San Giovanni. On en voit les vestiges au sol.

Selon la tradition locale, le campanile de San Giovanni serait l'oeuvre de Maestro Maternato, l'architecte pisan qui réalisa le pont du Rizzanese.

CARGIACA : une ancienne prospérité

Situé à l'extrême nord-ouest du Tallanais, le village est bâti sur les flancs d'une vallée encaissée où le Rizzanese se resserre en gorge, donnant au relief des formes accidentées.

Le territoire, à la limite des anciennes pièves de Tallano et de Scopamena, présente des signes d'une certaine prospérité faite de l'exploitation des oliviers et de jardins aménagés sur de riches terres alluviales.
Les maisons basses d'origine pastorale alternent le long de la route avec des "Casone" aux façades ornées de corniches, corbeaux, linteaux et balcons. En bas du village, les fondations de plusieurs maisons semblent dater du XVe siècle.

À l'est du village se dresse un rocher où, suivant la tradition, s'élevait un château nommé Castellu Della Rocca.

La magnifique église paroissiale, restaurée au XVIIe siècle, est dédiée à l'Apôtre San Paolo. Elle possède un élégant et haut clocher latéral à lanternon aux pierres de granit appareillées avec soin. Le cimetière, situé au sommet d'une longue crête, offre un vaste panorama. Au nord de celuici, le hameau de Zizzi devrait son nom au général Zizzoli qui, lors d'une bataille, y aurait enfoui un trésor.

LEVIE : centre administratif

Cette vaste commune s'étire sur une longueur de 17 km, entre la vallée du Rizzanese et le Pianu de Levie au nord, et la montagne de Cagna au Sud. Elle se définit de nos jours comme le centre administratif de l'Alta Rocca.

Né au XVe siècle du rassemblement de plusieurs villages, Levie en garde, aujourd'hui encore, des quartiers biens définis où se trouvent des bâtisses à l'architecture remarquable : Santa Cruci, au sud, A Sorba, U Casonu à l'ouest, Castaldaccia, Insuritu, Pantanu au nord, Ulmiccia et A Navaghja à l'est.

Comme tout l'intérieur de notre île, la seconde moitié du XXe siècle a marqué un net ralentissement de l'activité de notre micro région et de notre village.

Aujourd'hui, l'amélioration du réseau routier et des moyens de communication ont permis d'enrayer la baisse démographique. Des commerces et des services nouveaux se sont ouverts, des associations sportives et culturelles ont vu le jour.

Levie est la ville principale d´Alta Rocca et a avec ses 700 habitants aussi une grandeur non négligeable. Sur la rue principale, se trouvent beaucoup de petits magasins et des bars. Les randonneurs trouvent ici logis dans beaucoup de petits gites. Levie est devenu connu grâce aux édifices préhistoriques dans le plateau de Levie (Pianu di Livia), que l´on peut visiter par une belle promenade à travers une forêt superbe avec le Castello di Cucuruzzu et Capula, deux ébauches de fortification torréaniques très bien conservées. La visite du musée archéologique de Levie (Musée de l´Alta Rocca) en vaut aussi en tous les cas la peine.

Cucuruzzu und Capula

Le Castellu di Cucuruzzu compte parmi les plus grandes et les plus imposantes ébauches de fortifications torréaniques de la Corse. Très bien située, avec vue sur les tours de Bavella, la sortie est aussi pour les enfants fort à recommander, car la promenade mène à travers une forêt de conte avec des blocs de granit énormes et des murets remplis de mousse.

Accès : de Levie sur la D268, en direction de St-Lucie de Tallano. Après environ 3 km, on trouve à droite (panneau marron) et on suit la route étroite 4 km jusqu´à la fin, où se trouve une grande surface de parking sur la droite. De la maisonette où l´on vend les tickets, un circuit mène d´abord vers Cucuruzzu et après sur Capula de retour au point de départ. Pour toute la randonnée avec visite on doit compter 1,5 - 2 heures.

Cucuruzzu : le Castellu (Casteddu) di Cucuruzzu se trouve sur une hauteur de 700 m sur le plateau de Levie. Il a été découvert d´abord en 1959 durant des photographies aériennes. Entre 1963 et 1964, Roger Grosjean a effectué les premières fouilles. L´aménagement se compose en 3 parties : la tour (Torra) dont seulement l'étage du bas est aujourd'hui encore disponible, l´emplacement de la forteresse et le village, qui se trouve en dehors de la forteresse en direction de l´Est. L´aménagement a été peuplé entre le 9e et 4e avant J.C. On entre dans la forteresse torréanique par un puissant bloc de granit divisé, dans lequel un escalier avait été construit. Jusque 6 m de haut et entre 2 et 6 m de mur épais qui isole là l'installation vers l'ouest, montre plusieurs canonnières (entrée gauche) et de petites chambres et passages (entrée droite).

De nombreux murs tout autour de l´aménagement en témoignent que les habitants ont fait de l'élevage. Des trouvailles d´os prouvent aussi que des sangliers et des cerfs ont été chassés. Mais du céréale a été aussi cultivé. Près des fouilles, on est tombé sur plusieurs pierres de repas. Avant la région était beaucoup moins boisée qu´aujourd´hui. Autour de la forteresse, il y avait des prés et champs labourés. De la forteresse située en haut, le regard suffit loin sur la vallée de Rizzanese jusqu'aux sommets de Bavella dans le nord-est.

Capula : l´aménagement est de loin moins imposant que Cucuruzzu et encore plus compliqué, car il a été peuplé du temps torréanique jusqu´au moyen-âge. Au-dessous de la grande rampe se trouve une statue de menhir Capula I avec sa longue épée, mais qui est déjà très corrodée. Au nord, l´emplacement a été commence avec d´autres fouilles, mais elles semblent pour le moment avoir été stoppées.

Sur le trajet du retour sur la D268, les intéressés de l´archéologie peuvent encore visiter le coffre de Caleca . Mais il n´y a beaucoup à voir : le trou rectangulaire est grand d´environ 3 x 1 m et est délimité tout autour de dalles de granit. A côté, des restes d´une autre tombe sont encore à voir. La tombe a déjà été dévalisée à l'antiquité apparemment, car il n'a pas été trouvé, jusqu'à certaines pièces d'ornements en bronze, aucun autre supplément de tombe. Une datation est difficile, vraisemblablement au début du 1er siècle avant J.C. la tombe se trouve sur une petite colline vers le sud de la route. Du parking de Cucuruzzu, on part 1,5 km en direction de la D268. Un chemin mène en même pas 5 mn de la route en haut sur la colline. Des barbelés doivent être escaladés. Coordonnées : N47° 42.566´E009° 06.963´

LORETO DI TALLANO : limite Est de l'Alta Rocca

Formant la partie occidentale de la piève de Tallano, cette petite commune s'allonge sur 6 km entre la rive droite du Rizzanese et les pentes des petites montagnes qui délimitent le Tallanais et le bassin du Baracci correspondant à l'ancienne piève appelée Petite Rocca. Au centre du territoire communal, le lieu-dit Muratu semble être un site romain. Plus au nord, en haut du vallon de Giaga, près de la limite communale avec Fozzano, il existait un village nommé Altanaggia, protégé par un château bâti au sommet de la Punta D'Arghja Vecchia qui, du haut de ses 670 mètres, offre un panorama intéressant sur toute la commune.

Le centre de l'agglomération est composé de très anciennes maisons typiques, la plus ancienne datant certainement du Moyen-Âge. La plupart d'entre elles sont dotées de magnifiques linteaux, de porches élégants, de voûtes et de splendides portes. L'église Santu Pietru, construite au début du siècle, remplace un édifice médiéval situé jadis au centre du cimetière qui possède une nef soutenue par six colonnes en pierre de taille de 2 m 50 de haut.

De Loreto, un sentier permet de rallier à pied Tallano. On franchit le Rizzanese par le Pont de Piombatu, formé de deux passerelles soutenues par une pile de pierres.

MELA : au milieu des terrassses, la pomme

Appelé traditionnellement Mela-di-Tallano, le village s'étire en longueur du nord au sud, sur une éminence.

Sur la place du village, les mains expertes de Stéphane Deguilhem ont transformé un orme mort en un cheval de 2,50 mètres de haut ! Le point haut, au nord, surplombe des petites montagnes boisées de chênes et de maquis. C'est un bel environnement verdoyant de pâturages et de cultures en terrasses qui compose ses abords.

Ce petit territoire est coupé au centre par la vallée du Fiumicicoli. Le hameau de Foce di Mela, aux constructions étagées est situé à une vingtaine de kilomètres du village par la route contre 2 Km à vol d'oiseau. Le village est constitué de quelques belles maisons anciennes de granit. L'église paroissiale présente un petit clocher carré surmonté d'un lanternon. Dans le petit cimetière, en léger contrebas de la route, apparaît le bas des murs des vestiges de l'ancienne église romane Santa-Maria-Assunta. Pas plus hauts que les herbes au printemps, ils permettent de visualiser le plan et les dimensions de l'édifice.

OLMICCIA : au pays des moulins

 

Cette commune formant la partie sud-ouest de la piève de Tallano, occupe la rive gauche de la moyenne vallée du Rizzanese. Son territoire, tout en longueur, est constitué d'une plaine où, depuis près de deux siècles, la vigne occupe environ 35 hectares.

Entouré de belles oliveraies, ce village est bâti à flanc de coteau entre 330 et 380 mètres d'altitude.

À 800 mètres au sud-ouest du village d'Olmiccia, près du sommet d'une de ses collines, existait le village de Frassetu, ruiné au XVIe siècle. Les cabanes de berger qui l'ont remplacé bénéficient d'un magnifique panorama.

Les différents quartiers sont nommés : Cori Vecchju, Cori Di Ghjaddu, Ribba Tortone.

L'église Sant'Ippolito e San Cassianu, sanctuaire roman élevé au XIVe siècle a été réaménagée en 1896. Autrefois, la commune possédait 4 moulins, l'un d'entre eux, le "Risé", fermé vers 1950, utilisait les eaux du Rizzanese.

QUENZA : paysages grandioses

Quenza s'étale sur un important territoire. À l'ouest le plateau du Cuscionu, coupé de petites vallées, au nord et à l'est de hauts sommets dont la chaîne de Bavella et ses célèbres Aiguilles de granit rouge, au nord-ouest l'Incudine.

De nombreux cours d'eau torrentiels, fontaines et sources drainent des paysages grandioses. C'est une nature variée et sauvage qui reçoit nombre de randonneurs et de montagnards.

La forêt de Bavella comporte de superbes peuplements de et chênevert et accueille une réserve de mouflons, tandis que le plateau du Cuscionu qui recevait de nombreux bergers venus transhumer, abrite un parc à cerfs.

Le village regroupe des maisons de pierre au cachet très particulier, comme la maison du XVIe siècle avec son piumbatoghu sur le pignon, la tour de défense de la même époque ou le château Florentin (ci-dessus) avec sa tour crénelée. En contrebas du village, la chapelle romane Santa Maria, datée de l'An Mille est classée monument historique.

L'église paroissiale St Georges présente en façade quelques blocs de serpentine verte d'origine romane.

SAINTE LUCIE DE TALLANO : richesse patrimoniale

Ce village est étonnant par l'ensemble architectural que forment les hautes maisons de granit organisées en ruelles étroites.

Le quartier de Cudetta (la colline), noyau primitif du village abrite la tour de défense, A Casa Turra, datée du XVIe siècle, qui est classée monument historique. Au centre du village, A piazza di l'Olmu, était autrefois le jardin du curé.

On y trouve une imposante fontaine du XIXe siècle et le monument aux morts dont le socle est constitué de diorite orbiculaire.

Cette roche éruptive qui s'est cristallisée en figures concentriques qui font penser à des yeux, est l'une des richesses du village par sa beauté et sa rareté.

Le Couvent St François, du XVe siècle, fut longtemps occupé par les Franciscains. Il abrite un maître-autel de marbre polychrome datant du XVIIe siècle. Dans l'église paroissiale baroque du XVIIe siècle, à la nef unique, on peut admirer un bas-relief de marbre blanc, le retable de la Vierge à l'enfant et une Crucifixion du Maître de Castelsardo.

Réputé pour son huile d'olive issue de la très reconnue "Germaine d'Alta Rocca", le village organise, le dernier week-end de mars, "A Festa di l'Olio Novu" (fête de l'huile nouvelle). Un moulin datant du XVIIIe siècle, U Fraghjonu, abrite le musée de l'oléiculture.

Les hameaux recèlent aussi de richesses patrimoniales : la chapelle romane St Jean Baptiste à Poggio, les églises monumentales de St André et de Bisè, les chapelles-oratoires de Saint Roch, Chialza et Orio. À découvrir aussi, les eaux sulfuruses des bains de Caldane et les hameaux de Casabianca, Compoli, Matra et Tasso.

SAN GAVINO DI CARBINI : vestiges du passé

San Gavinu di Carbini est une vaste commune qui s'étend de la plaine à la montagne où l'on trouve San Gavinu et les hameaux : Gualdariccio, Giglio, Sapara Maio dans un environnement de forêts de chênes verts et de châtaigniers et, en plaine littorale, les hameaux de Gialla, Arragio et Ribba, liés par plusieurs siècles de transhumance. Éparpillé sur une vaste colline boisée, San Gavinu renferme de vieilles maisons en granit du XVIIe siècle.

De nombreuses curiosités composent le territoire de San Gavino : Le menhir et l'abri-sous-roche de Paccionitoli, la cascade du barrage de l'Ospédale. Sur le Pianu Di I Stantari, subsistent plusieurs restes d'alignements de menhirs. Le site préhistorique du Casteddu Saliseu fut utilisé par les seigneurs Biancolacci pour s'y fortifier vers l'an 1 000 jusqu'au XIVe siècle.

L'église paroissiale d'origine romane possède des particularités dont certaines restent encore énigmatiques. Le casteddu d'Araghju présente l'aspect d'une enceinte circulaire fortifiée de 40 mètres de diamètre.

SERRA DI SCOPAMENA : patrimoine, histoire, culture

Le territoire communal s'étend tout en longueur et propose une très grande diversité de reliefs et de paysages.

Au sud, il se développe au-delà du Rizzanese qui arrose la commune, au nord à une quinzaine de kilomètres, il renferme la haute et étroite vallée du Codi. L'intersection des deux cours d'eau formera la retenue du barrage.

Le village de Serra comporte trois hameaux, celui d'Acqua Fritta, de Vangonu et celui de Chiesa.
Tous trois renferment de belles maisons en granit, d'architecture altière.

Le moulin situé à l'entrée du village offre un excellent témoignage du passé castanéicole de la région. Le quartier de Chiesa, qui constituait le village jusqu'au XIIIe siècle et renferme l'église San Niculao, offre un vaste panorama sur la vallée du Rizzanese. L'église est dotée d'un clocher carré à créneaux et d'une façade honorant Saint-François d'Assise par des scènes de sa vie en fer forgé. Elle possède aussi un bénitier en marbre en forme de calice datant de 1677, une statue de Saint Antoine en marbre blanc et six vitraux représentant St Nicolas, une Vierge à l'enfant, St Pierre, St Joseph et St Jacques. Face au village, se trouve la Punta di Cuciurpula (1164m) connue pour son casteddu du 13-16e siècle qui a fait sa renommée. Ce sommet granitique aux trois pointes, très caractéristiques dans le paysage avec ses amas de blocs, ses tafoni, ses abris sous roche, ses charbonnières qui attestent vraisemblablement de l'occupation de ce site par les hommes préhistoriques et plus récemment par les éleveurs et les résistants.

SORBOLLANO : en surplomb du barrage

Sorbollano a laissé dans l'histoire l'image d'une population industrieuse de bergers et d'artisans.

Le village est bâti sur le flanc d'un coteau bien orienté au midi. Il se compose de 9 quartiers : Casi Subrani, Costa Di Soli, Valdarello, Matelot, Poghju, Chedi Anghjulellu, Chedi Filippi, Chedi Bartolo et Chedi Petru portent les patronymes des premiers habitants. Au sud et en dessous de l'église, le quartier médiéval de Contra Paisolu renferme les plus anciennes maisons du village.

L'église paroissiale Sant'Andrea est dotée d'un haut clocher et remplace un ancien édifice roman de taille plus modeste. La tradition nous conte que celle-ci aurait dû être construite en dehors du village, et qu'un soir, des boeufs auraient porté les pierres au centre du village, à son emplacement actuel.

La fontaine de granite blanc est très élégante.

De merveilleuses terrasses sont couvertes de jardins potagers. Cette verdoyante commune, composée de collines entrecoupées de nombreux vallons, est dominée au nord par plusieurs sites accidentés. Elle renferme également une route sinueuse s'élevant parfois en corniche au-dessus du Rizzanese et du Codi. De nombreux sentiers bien tracés vous permettront de parcourir les paysages de ce beau village.

ZONZA : entre mer et montagne

Véritable carrefour de l'Alta Rocca, la commune de Zonza se singularise par une partie montagneuse qui égale en richesse la partie maritime. Elle est un lieu de villégiature apprécié pour ses hôtels et ses restaurants.

Construite en terrasse peu à peu depuis le XVIIe siècle, c'est en hauteur que l'on trouve ses plus vieilles maisons de granit, bâties sur des blocs rocheux qui dominent la vallée de l'Asinao au milieu des châtaigniers, des pins et des chênes verts. L'église Santa Maria Assunta, de style néogothique, est bien différente de l'ancienne paroisse locale : San Cesario, dont on voit encore les ruines à 800 mètres du village. La chapelle romane Santa Barbara paraît plus ancienne.

Au nord, les aiguilles de Bavella composent un étonnant site de haute montagne. Un arrêt au col permet d'admirer la couleur changeante des grandes murailles rocheuses émergeant des pins laricio, et l'âpreté du paysage. Un sentier permet aussi de rejoindre en une heure le Col de Velacu. Au sud-est, vous atteindrez l'Ospedale en traversant la forêt domaniale. Une piste conduit aux bergeries du plateau de Luviu, témoins des transhumances d'autrefois qui empruntaient la vallée de Cavu.

Au Col d'Illarata, un point de vue fantastique vous permettra d'apercevoir par temps clair, le Golfe de Porto-Vecchio et la vallée de l'Ortolo. Zonza possède une façade maritime très prisée. Situé à 2 km de Sainte Lucie de Porto-Vecchio le golfe de Pinarellu abrite de longues plages de sable blanc bordées de généreuses pinèdes.

Vu du côté touristique, ici il y a foule. Cela vient sûrement de la proximité de la célèbre tour de Bavella, qui se lève au nord. C´est un paradis pour les randonneurs et les grimpeurs. En outre, Zonza est un point de noeud de la circulation, quatre rues en même temps arrivent sur la place principale avec le monument du guerrier. Dans la haute saison, se garer n´est pas simple et certain conducteur est un peu dépassé au sens giratoire improvisé

ZOZA : un oeil sur le Rizzanese

 

Le village construit à flanc de coteau présente la particularité d'être face au nord. L'environnement montagneux, bien que modeste réduit sensiblement en hiver l'ensoleillement du village.

Au sud-ouest de la commune, un piton de 455 mètres nommé Punta Di Casteddu doit son nom à une ancienne tour carrée dont on voit encore les fondations. Les différents quartiers de Zoza, nommés Mezza In Su ou Mezza In Ghjo, Correntino, Poggiolo, Mezza In Sopra, Pretrajolo et Chjerchiaja, abritent de grandes et superbes maisons qui présentent les variantes de la région allant du simple casseddu aménagé en résidence d'été à la maison de maître crépie avec des balcons en passant par l'étroite demeure en forme de tour. L'église Santa Margherita, avec son élégant campanile latéral, élancé et ajouré, domine les jardins en terrasses.

En venant de Santa Lucia, à l'entrée ouest du village, une croix en bois assez imposante vous accueille. Celle-ci offerte par un artisan local, surprend par la présence d'outils suspendus (tenailles, marteau, échelle, clou.), lesquels évoquent la passion du Christ. Au nord-est du village, vous pourrez descendre à pied au Ponti Vecchju qui franchit le Rizzanese. Vous y découvrirez en amont du pont une belle cascade et en aval deux piscines naturelles.

 

 

Jean Chassaing - Tarco - 20144 Sainte Lucie de Porto Vecchio Corsica - Tél/Fax : +33 (0)4 95 73 22 40 Mail

location gite Corse, location Corse, location vacances Corse, location villa Corse
Plan du site